Céramiques et arts d’Europe, exemples
de ventes récentes :
Poids
avec son crochet, France, bronze et fer forgé, XVIIIème siècle.

Ce rare objet en bronze moulé a l’intérêt de présenter un monogramme
et une date ; le décor se limite à des filets ou ressauts soulignant le
galbe et le bouton supérieur du poids (dénommé aussi parfois
« plomb »). Plusieurs plombs de cette facture, en métal argenté,
gravé de fleurons et mosaïques furent légués en 1992 au musée Bonnat de
Bayonne, lors de la donation Jacques Petithory. Bon état général, quelques
usures du bronze, fer légèrement corrodé. Porte les inscriptions gravées 1796 PC 148K ;
hauteur du poids 13 cm, poids total 2,870 kg. Bibliographie : -La donation Jacques Petithory au musée Bonnat,
Bayonne, dir. P. Rosenberg, RMN,
Paris, 1997, 360 pages, (p. 69). -L’art décoratif en Europe, Classique et
baroque, dir. A. Gruber,
Citadelles Mazenod, Paris, 1992, 493 pages (p. 185).
Anonyme,
Portrait de femme en buste, de trois quart, France, vers 1789-1793, pastel sur
papier, cadre en bois sculpté et doré (époque XVIIIème).

Ce très beau pastel est à
rapprocher de la production d’Alexandre Kucharski (1741-1819), célèbre pour
avoir été le dernier portraitiste de la reine Marie-Antoinette aux Tuileries
puis au Temple. Le traitement des cheveux et la coiffure permettent de le dater
de la fin de l’Ancien Régime. Etat de conservation : quelques usures et piqûres.Dimensions : pastel 13,5 x 16,5 cm (environ) ; cadre 25,5
x 28,5 cm. Bibliographie :
Xavier Salmon, Les pastels, musée national du Château de Versailles, RMN, Paris, 1997, 354 p.
Paire
de présentoirs, porcelaine tendre, Tournai, vers 1800.

Bel et rare ensemble, avec le
motif traditionnel dit « au ronda », d’origine coréenne. Pièces
festonnées, une grille étant moulée sur l’aile.Intacts. Diamètre: 23,5 cm.
Paire
de flambeaux, France, bronze, style Louis XIV, XIXème siècle.

Cette belle paire de flambeaux est d’un modèle bien connu,
le pied cloche étant à gradins, sur une base octogonale à accolades. Le fût et
le binet sont à pans coupés, séparés par d’élégants épaulements à ressauts
successifs. Bel état, superbe patine. Hauteur : 25,8 cm.
Bouillon
couvert, Paris, porcelaine dure vers 1780.


Ce très beau bouillon couvert à
décor de barbeaux porte sous le socle la marque au tampon rouge CP couronné,
correspondant à la manufacture de la rue du Faubourg-Saint-Denis, dite du comte
d’Artois. Les initiales CP sont celles du prince Charles-Philippe, frère cadet
de Louis XVI et futur Charles X (1757-1836). Cette marque, correspondant à la
protection toute symbolique du
comte, fut déposée en 1779, époque à laquelle d’autres manufactures parisiennes
apposèrent elles aussi des signatures prouvant une tutelle prestigieuse
(Marie-Antoinette pour celle de la rue Thiroux, le comte de Provence pour celle
de Clignancourt, ou encore le duc d’Angoulême pour celle de la rue du Temple).
Le décor dit « aux barbeaux » (bleuets des champs) est alors très à la
mode, peut-être lancé par la reine. Les prises torsadées et feuillues sont
rehaussées d’une riche dorure, complétée par une frise en dents de loups sur
les bords. Une petite égrenure au couvercle. Dimensions : 16 x 12 cm. Bibliographie : R. de Plinval de Guillebon, Catalogue des
porcelaines françaises, tome I, Musée du Louvre, Département des objets d’art, RMN, 1992, 314p.
Gobelet
sur pied, Venise ou façon de Venise, verre a cristallo, fin XVIème / début XVIIème
siècle.

Exceptionnel gobelet en verre très fin, presque incolore,
dont le pied présente un bord replié vers le bas. La coupe octogonale fut sans
doute obtenue par introduction d’un cône à côtes. Ce verre est à rapprocher des
divers exemples exposés aux musées du Louvre (OA 1092 et suivants) et des Arts
décoratifs de Paris. Parfait état.
Dimensions : 9,7 x 6,5 x
7,8 cm.
Anonyme, Portrait
d’homme en buste,
France, vers 1800, pierre noire et rehauts de blanc sur papier brun, 19,5 x
14,5 cm.

Ce portrait, dont la réalisation est précise et soignée,
présente le visage d’un homme jeune empreint de charme et d’une certaine
gravité. Il est à comparer avec certaines œuvres de Louis-Léopold Boilly
(1761-1845) exposées au musée Marmottan (Paris). Il peut être plus sûrement
encore rapproché de portraits réalisés par le baron François Gérard
(1770-1837), notamment celui du comte du Plessis de Grénédan (vers 1801, huile
sur toile 64 x 54,5 cm), vendu à Paris, hôtel Drouot, le 21 juin 1999. Etat
de conservation : quelques
traces anciennes d’humidité et de froissement de la feuille dans l’angle
inférieur droit (restauré).
Vladimir
Alexeevitch Vassine ou Vassin, Le petit ruisseau, hsc, 39,5
x 48 cm, sbd et inscription peinte au revers en alphabet cyrillique reprenant
la même signature avec les initiales VA
du prénom, le titre, les dimensions (40 x 50) et la date 1949.

Ce peintre de sujets divers (Moscou 1918),
postimpressionniste, fut l’élève de Gorelov, Morozov et Frolov à l’Ecole d’Art
de Moscou, et de l’Institut Cinématographique d’URSS (où il enseigne depuis
1943). Il a participé à de très nombreux salons dans son pays, mais aussi à
Tokyo et Paris. Il peint des paysages animés ou non, des fleurs, des natures
mortes. Une femme, accroupie sur le bord d’un ponton de bois, un seau derrière
elle, lave du linge dans un ruisseau ; quelques arbres se penchent vers le
cours d’eau. A l’arrière plan se distinguent deux constructions aux toits gris
argentés. Il se dégage de cette composition très bien équilibrée la sérénité
d’une scène quotidienne et populaire, dans un cadre campagnard simple mais non
dénué de charme. La facture est libre et vigoureusement enlevée, selon une
touche large et efficace, dont les coups de pinceau, très nerveux, traduisent
avec justesse les jeux d’ombre et de lumière, les reflets de l’onde, l’effort
et la concentration de la femme. La palette utilisée est une gamme de verts et
de gris bleus contribuant tout à fait à la douce harmonie de la scène. Musées : Institut cinématographique, galerie Tretiakov,
Moscou ; Musée russe, Saint-Pétersbourg.
Carreau,
Flandres, terre vernissée, XVIIème
siècle.

Ce carreau dit « au lion des
Flandres » est un modèle qui fut largement diffusé à l’époque baroque.
Réalisé selon une technique médiévale bien connue, il est en argile rouge
estampée d’un motif ornemental comblé par une terre blanche, puis fut recouvert
d’une glaçure à reflets lustrés, légèrement usée. Dimensions : 14,5 x 14,5 x 1,5 cm. Bibliographie : Christopher Norton, Carreaux de pavement du
Moyen-Age et de la Renaissance, Collections du musée Carnavalet, Paris-Musées, Paris, 1992, 159p..