Céramiques et objets de curiosité

 

 

ANtiquaire          Philippe Michaud          Achat & Vente

 

 

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Céramiques et arts d’Europe, exemples de ventes récentes :

 

 

Tasse et soucoupe (d’une paire), porcelaine tendre, Saint-Cloud, vers 1720.

 

 

Ces deux tasses et leurs soucoupes forment un bel ensemble, chaque pièce étant marquée en bleu sous couverte, sous la base, de diverses marques répertoriées de la manufacture de Saint-Cloud. A la suite de Rouen, ce lieu fut un des plus prestigieux centres français de porcelaine tendre (la pâte étant exempte de kaolin, elle est théoriquement rayable à l’acier). Ces pièces, moulées, à godrons, présentent un beau décor de lambrequins et de broderies en dentelles ou en lyre. Quelques légères égrenures. Hauteur tasses : 5,8 cm. Diamètre soucoupes : 10,2 cm. Bibliographie : -G.-J. Malgras (dir.), Porcelaines tendres françaises, ABC Collection, 1983, 271 p. -C. Lahaussois, Porcelaines de Saint-Cloud, Collection  Musée des arts décoratifs, RMN / UCAD, Paris, 1997, 207p.

 

Pichet, verre, Normandie, vers 1750.

 

 

Ce superbe pichet en verre très légèrement teinté vert, a été soufflé en une seule paraison, complétée d’une anse appliquée à chaud. Le col est souligné d’un large épaulement. Le charme de cet objet réside essentiellement dans sa forme et son relief à côtes superposées. Parfait état. Hauteur : 21 cm. Bibliographie : -J. Bellanger, Verre d’usage et de prestige en France, 1500-1800, L’Amateur, Paris, 1988, 525 p. -Catalogue vente aux enchères Cabinet Bailly-Pommery & Voutier, Paris Drouot, 10/12/2004 (expert Sylvie Lhermitte).     

 

Tasse et soucoupe (d’une suite de six), pot à lait, sucrier, porcelaine dure, Manufacture de Monsieur, Paris vers 1780.

 

 

Ces six tasses et six soucoupes, ce sucrier et ce pot à lait portent tous sous la base la marque rouge au tampon en majuscules cursives LSX. Ce sont les initiales de Louis-Stanislas-Xavier, Monsieur, comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII (1755-1824). Ce prince accorda son patronage (honorifique) à la manufacture parisienne de Clignancourt (1771-1799). Une riche dorure en dents de loup souligne les bords et les anses. Un décor en jeté de fleurs représente des barbeaux, thème champêtre peut-être mis à la mode par la reine Marie-Antoinette. Une soucoupe a une légère égrenure ; une tasse a un petit éclat sous le talon. Hauteur tasses : 6 cm. Diamètre soucoupes : 12,9 cm. Hauteur sucrier : 9,5 cm. Hauteur pot à lait : 13,8 cm.

 

Plat, porcelaine dure, Locré, Paris, vers 1780.

 

 

Ce bon exemple de porcelaine « de Paris » porte au revers la marque aux torches croisées, bleue sous couverte ; elle correspond à la manufacture de la rue de la Fontaine-au-Roi (1772-1824), fondée par Jean-Baptiste Locré. Un décor en « jeté de fleurs » orne l’aile et le bassin ; une frise de dents de loup en or souligne le bord. Très bel état. Diamètre : 24,2 cm.

 

Grand plat, faïence, Rouen, XVIIIème siècle.

 

 

Ce grand plat octogonal moulé, au bord orné de légers reliefs (oves), est peint d’un beau décor bleu, figurant au centre un grand motif végétal. L’aile est peinte de festons feuillagés et stylisés, selon le style traditionnel rouennais. Une égrenure au revers. Dimensions : 48,5 x 37 cm.

 

Plat festonné, faïence de Moustiers, époque Clérissy.

 

 

Ce très bel exemple de décor « à la Bérain » peut être daté de la première moitié du XVIIIème siècle. La fabrique des Clérissy à Moustiers (1679-1783) réinterpréta ces motifs de l’ornemaniste Jean Bérain (1640-1711), lui-même s’inspirant des grotesques des loges vaticanes de Raphaël. La pièce, moulée, est peinte d’un bel émail bleu, figurant sur le bord un filet orné de ferronneries. Au centre est peint un buste entre deux bouquets, complétés d’un masque, d’accolades feuillues et de drapés. Légères usures d’usage sur le bord. Diamètre : 23,4 cm.

 

Carreau (d’une suite de 3), Flandres, terre vernissée,  XVIIème siècle.

 

 

Ces carreaux, dits « au lion des Flandres » sont d’un modèle qui fut largement diffusé à l’époque baroque. Réalisés selon une technique médiévale bien connue, ils sont en argile rouge estampée d’un motif ornemental comblé par une terre blanche, puis furent recouverts d’une glaçure à reflets lustrés, légèrement usée. Quelques usures  d’usage. Dimensions : 14,5 x 14,5 x 1,5 cm. Bibliographie : Christopher Norton, Carreaux de pavement du Moyen-Age et de la Renaissance, Collections du musée Carnavalet, Paris-Musées, Paris, 1992, 159p..

 

Gobelet, Bohême, vers 1740.

 

 

Beau petit gobelet à 17 pans, légèrement évasé et décoré à l’or d’une scène rocaille, animée d’un jeune gentilhomme. Rares petits éclats au bord de la coupe. Dimensions : 7,8 x 6,8 cm.

 

Petit plat (d’une paire), porcelaine dure, Paris, vers 1785.

 

 

Ces deux petits plats sont peints du célèbre décor « aux barbeaux », en vogue à la fin du règne de Louis XVI. Le bord est orné d’une frise d’or en dents de loup. Chacun porte au revers une marque rouge : les lettres AG en majuscules cursives inscrites dans un cartouche ovale sommé de la couronne de fils de France. Cette marque est celle de la manufacture dite du duc d’Angoulême, connue aussi sous l’appellation de manufacture de la rue de Bondy, puis rue du Temple, ou encore Dihl et Guérarhd (1781-1828). Cet établissement fut protégé à partir de 1782 par le jeune duc d’Angoulême, fils aîné du comte d’Artois (futur Charles X). Les lettres A et G correspondent aux initiales des deux premières syllabes d’Angoulême. Parfait état. Diamètre : 13,4 cm. Bibliographie : Porcelaines Françaises, Tome 1, Département des Objets d’art, Musée du Louvre, RMN, Paris, 1992, 314 p.

 

Auguste Cain (1821-1894), vase cratère, bronze.

 

 

Ce beau vase, d’inspiration grecque, est en bronze à patine brune, et présente un riche décor ciselé ou en relief, constituée de feuillages de lierre et de deux médailles antiquisantes, appliquées. L’une représente un portrait féminin de profil, l’autre un quadrige. L’œuvre est signée CAIN, en creux, à la base de la panse. Auguste Cain fut l’élève de Rude, et épousa en 1852 la fille de Pierre Jules Mène, avec lequel il se distingua surtout pour des bronzes animaliers. Il débute au Salon de 1846, puis y exposera très régulièrement jusqu’à sa mort, recevant de nombreuses médailles et récompenses. En dehors de ses productions animalières, à la suite de Barye, il réalisa aussi des candélabres, des vases ou des boites. Sous le Second Empire il reçoit de nombreuses commandes officielles, sous la protection du comte de Nieuwerkerke. Ses œuvres monumentales sont présentes au jardin des Tuileries, dans le parc du Palais du Luxembourg, mais aussi à l’hôtel de Ville de Paris (campanile et lions des portes) et à celui de Poitiers (lions du campanile). Il reçut aussi des commandes du duc d’Aumale (château de Chantilly), de la ville de Genève (monument équestre du duc Charles II de Brunswick), et de la présidence de la république française (jardins de l’Elysée). De son vivant, il édita lui-même ses bronzes, utilisant la fonderie personnelle de son beau-père. Après sa mort, l’ensemble de son catalogue sera repris par la célèbre fonderie Susse frères. Certains groupes monumentaux furent fondus par Barbedienne, Gonon ou Thiébaut. Ce vase peut être rapproché de trois références du catalogue Susse (hélas n’indiquant pas les dimensions et n’illustrant pas ces références): le n° 91 (Vases grecs), le n° 95 (vases lierres) ou le n° 96 (vases grecs petit modèle). Comme il ne porte par de cachet de fondeur, il fût, selon nous, fondu par Cain lui-même, de son vivant.

 

Très bel état. Dimensions : 16 x 23 cm. Bibliographie : -Collection complète des bronzes d’art de P.-J. Mène et A. Cain, Catalogue commercial Susse frères, 4 vol., Paris, 1907. -P. Kjellberg, Les bronzes du XIXème siècle, dictionnaire des sculpteurs, L’Amateur, Paris, 1987, 685 p.

 

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