Céramiques et objets de curiosité

 

 

ANtiquaire          Philippe Michaud          Achat & Vente

 

 

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Céramiques et arts d’Europe, exemples de ventes récentes :

 

« La Nourrice », terre vernissée suite de Palissy, XIXème siècle.

 

 

Le modèle de cette belle terre vernissée a été créé vers 1620, sans doute à Avon, dans la série des « suites de Palissy ». Plusieurs exemplaires sont visibles aux musées du Louvre, de Sèvres et d’Ecouen. Celui-ci est vraisemblablement une reprise tourangelle du XIXème siècle. Un éclat au pied gauche et quelques égrenures au socle. Hauteur : 25 cm.

 

Assiette, porcelaine, manufacture de Monsieur, Paris, vers 1780.

 

 

Cette assiette à bord polylobé est richement peinte de fleurs (roses, barbeaux) rehaussées d’une très belle dorure. Elle présente le chiffre OVR au centre du bassin. Le revers porte la marque rouge au tampon de la manufacture de Clignancourt, dite aussi de Monsieur ou du comte de Provence (frère de Louis XVI, roi sous le titre de Louis XVIII de 1815 à 1824). Un éclat au revers, non visible de face. Diamètre : 24,8 cm

 

Base d’albarello, faïence, Venise, milieu du XVIème siècle.

 

 

Cette base d’albarello à bulbe est peinte de feuillages selon le décor « a berettino » et ornée d’un cartouche armorié, timbré d’une tête d’ange. Deux majuscules S encadrent la base de ce blason (peut-être d’une famille allemande d’Augsbourg ou de Nuremberg). Cette céramique, même si elle est incomplète car anciennement rodée, est un excellent document ancien, rare et très décoratif. Fêlures. Hauteur : 10,5 cm.

 

Coupe coquille (d’une paire), porcelaine, Vieux Paris, vers 1800.

 

 

Ces deux coupes coquilles moulées, à neuf lobes, présentent une très belle prise en relief feuillagé. La dorure, tant en bandeaux, qu’en filets ou en perlés, est de très riche qualité. Une marque bleue sous couverte, au revers, est attribuable à Locré. Très bel état. Dimensions : 22,5 x 25,2 x 5 cm.

 

Flambeaux, bronze, époque Régence.

 

 

Ces flambeaux, des années 1720, sont de bons exemples de luminaires de l’époque de Philippe d’Orléans. Le pied cloche est à gradins et accolades ; le fût balustre hexagonal est à côtes ; les binets sont assortis, avec leurs bobèches. Bon état. Hauteur : 24 cm

 

Très grand plat Blanc Bleu, faïence, Rouen, vers 1700.

 

 

Ce grand plat rond d’époque Louis XIV, à aile godronnée, est peint de lambrequins et guirlandes en camaïeu bleu, rayonnant autour d’un médaillon central. Spectaculaire par sa taille, c’est une pièce de grande décoration. Cheveux et usures d’usage. Diamètre : 58  cm

 

Flambeaux, bronze argenté, époque Louis XV.

 

 

Ces élégants flambeaux, des années 1750, sont de bons exemples de l’orfèvrerie civile régionale sous le règne de Louis XV, inspirée des modèles parisiens à la mode. Le pied cloche est à accolades et à gradins. Il est rattaché au fût par une doucine à bandeaux. De forme balustre, de plan triangulaire à angles coupés, ce fût est orné d’agrafes en coquilles. Le style rocaille est aussi présent sur les binets, mouvementés. Légères usures à l’argenture. Hauteur : 25 cm

 

Verre à jambe, France, époque Louis XV.

 

 

Ce verre est composé d’une coupe, d’une jambe creuse de type bourguignon et d’un pied. Il est légèrement violine. Le pied est conique et ourlé vers l’intérieur. Parfait état.  Hauteur : 13,5 cm.

 

Rafraîchissoir à verre, porcelaine, Vieux Paris, vers 1780.

 

 

Ce rafraîchissoir à verre est orné d’un beau jeté de fleurs au naturel, les reliefs du col et des prises latérales étant soulignés d’or. Il porte sous la base une trace de marque rouge. Un cheveu en étoile au fond. Hauteur : 11 cm.

 

Rafraîchissoir à verre, porcelaine tendre, Chantilly, vers 1770.

 

 

Ce rafraîchissoir à verre présente un décor à la brindille, en camaïeu bleu. Les prises latérales sont encore influencées par la rocaille. Il porte sous la base la marque au cor de chasse bleu. Une infime égrenure au talon. Hauteur : 11cm. Bibliographie : G. Le Duc, Porcelaine tendre de Chantilly au XVIIIème siècle, Hazan, Paris, 1996, 451 p.

 

Partie de cabaret, manufacture du duc d’Orléans, porcelaine, Vieux Paris, vers 1785.

 

 

Ce lot est constitué d’un sucrier couvert, d’une théière litron, d’une tasse et sa sous-tasse, et d’un pot à lait. Le décor bleu sous couverte est complété sur couverte d’une riche dorure, de fleurs polychromes, et d’un M couronné, sur chaque pièce. La tasse, sa sous-tasse et le sucrier portent sous la base une marque au tampon, rouge sur couverte. Constituée des lettres cursives JM entrelacées, elle correspond aux initiales de Jean de Montarcy, associé de Louis de Villiers, fondateurs en 1784 de la manufacture parisienne de la rue des Boulets, qui devint celle de la rue Amelot puis manufacture dite du duc d’Orléans. Cette marque, rare, fut modifiée en 1786. Rares et petits cheveux ou égrenures. Le Louvre expose dans son département des Objets d’Art un cabaret complet identique au nôtre, avec cette marque. Le chiffre y est remplacé par des rébus amoureux (Inv. OA 11179-11190). Hauteur  théière : 10 cm. Bibliographie : R. de Plinval de Guillebon, Catalogue des Porcelaines Françaises, T. 1, Musée du Louvre, RMN, Paris, 1992, pages 153-163.

 

Plat « a compendario », faïence, Nevers, fin XVIIème siècle.

 

 

Ce plat rond à aile légèrement incurvée présente un beau décor dit « a compendario », limitant les couleurs au bleu et au jaune, sur fond blanc. Le médaillon central, rayonnant, est complété sur le marli de larges motifs en accolade. Rares légers cheveux, peu visibles, et quelques égrenures. Diamètre : 21,5 cm.

 

Plat Blanc Bleu, faïence, Lille, vers 1750.

 

 

Ce plat rond est peint d’un camaïeu bleu, représentant des dentelles, festons et motifs végétaux, rayonnant autour d’une belle corbeille fleurie. Au revers est peinte la marque D, de la manufacture Dorez à Lille. Parfait état. Diamètre : 23,3 cm.

 

Chocolatière et son moussoir, porcelaine, Vieux Paris, vers 1780.

 

   

 

Cette rare chocolatière au manche en bois noirci tourné (ébène ?) présente une exceptionnelle dorure, soulignant le col, le bec verseur et deux scènes en camaïeux roses. Sur une face le cadre, soutenu par une couronne de lauriers enrubannés, est surmonté du carquois, de la torche, de l’arc, d’une flèche et d’une couronne de roses, entourant un cadre rocaille où sont deux cœurs enflammés. La scène représente des enfants jouant à Collin Maillart. L’autre face présente un cadre plus grand, soutenu par un  blé et une branche d’olivier, et surmonté de fleurs, de vignes, d’un panier, d’une serpe, d’un râteau et d’un bâton. La scène représente le jardin d’un couvent, la supérieure (croix pectorale) désigne à une jeune sœur un pâtre voluptueusement endormi, ses outils à ses pieds ; les détails de l’aménagement du jardin et des toitures du couvent sont très réalistes. La scène est tirée d’une gravure de Le Mire d’après Gravelot, publiée à Londres en 1755 dans le Decameron de Boccace. Cette chocolatière est, par sa forme et la qualité de son décor, à rapprocher de manufactures parisiennes (Clignancourt par exemple). Un cheveu au col (5 cm) ; couvercle manquant. Hauteur : 19 cm.

 

Sucrier, porcelaine de Locré, Paris, vers 1780.

 

 

Ce sucrier est oblong avec plateau attenant. Le couvercle a une échancrure pour le passage de la cuillère. Une branche feuillagée sert de prise. Les contours sont soulignés d’une frise de dents de loup en or (usures). Le décor est un jeté de fleurs. Le sucrier à sucre en poudre faisait partie du service à dessert. Cette forme dérive de celui fait à Sèvres en 1772, et dit de Monsieur le Premier. Il porte sous la base la marque bleue sous couverte aux torches croisées, de la manufacture parisienne de Locré. Un éclat à l’intérieur du couvercle et une égrenure à une feuille de la prise. Dimensions : 23,4 x  16 x 12,5 cm. Bibliographie : La porcelaine française du XVIIIème siècle, Musées du Nord-Pas-de-Calais, Lille, 1986, p. 83.

 

Paire de panneaux « en plis de serviette », chêne, France, XVème siècle.

 

   

 

Cette rare paire de panneaux sculptés en bas-relief étaient sans doute à l’origine des éléments de coffre, de porte ou de siège. Ce décor est caractéristique de la fin de l’époque gothique. Bon état général. Dimensions : 48,5 x 23,5 cm.

 

Tasse couverte, manufacture de la Reine, Paris, vers 1780.

 

 

Cette tasse couverte à anse est richement peinte de pensées et de barbeaux, encadrés d’une très belle dorure. La prise du couvercle est un fruit complété d’une feuille. Elle porte sous la base la marque au tampon, rouge sur couverte, au A couronné. Elle correspond à la manufacture parisienne de la rue Thiroux (1776-1806), qui reçut la protection honorifique de la reine Marie-Antoinette. Parfait état. Hauteur totale : 12,5 cm. Bibliographie : R. Plinval de Guillebon, Porcelaines françaises, Objets d’art du musée du Louvre, T. 1, RMN, Paris, 1992, 312 p.

 

Huilier Vinaigrier, porcelaine tendre, Mennecy, vers 1740.

 

 

Cette rare pièce de forme est signée sous la base de la marque DV, en creux, suivie d’un A. Cette marque correspond à la première période la manufacture de Mennecy, fondée vers 1735 par le duc de Villeroy. Les porte-burettes sont à l’imitation d’un treillage, leur col étant à accolades. Deux légères égrenures aux porte-burettes ; quelques défauts de cuisson. Dimensions : 24,2 x 14 x 7,3 cm. Bibliographie : J.G. Peyre, Mennecy, porcelaines d’exception, EOA, Faton, n°350, 2000, pp. 78-93.

 

Grand plat creux, porcelaine, manufacture de Vienne (Autriche), vers 1750.

 

 

Ce grand plat creux à côtes torsadées et aile imitant la vannerie est peint de cinq bouquets régulièrement équilibrés sur l’aile et au centre du bassin. Il porte au revers la marque bleue sous couverte de la manufacture de Vienne. Parfait état. Dimensions : 30,7 x 5,5 cm.

 

Cabaret (onze pièces), porcelaine, manufacture de Locré, Paris, vers 1785.

 

      

 

Cet ensemble présente un décor à la mode au cours des années 1780, avec des barbeaux (bleuets des champs dit-on très appréciés de la reine Marie-Antoinette) et des guirlandes de roses ou de feuilles d’or. La marque bleue (sous couverte)  de la manufacture parisienne de Locré se retrouve dessous chaque pièce (sauf le pot à lait, dont il manque le couvercle). Le pot à sucre et la théière sont en parfait état. Les quatre tasses et leurs sous-tasses portent des égrenures ou des usures sur trois d’entre elles. Dimensions : 14 cm (hauteur du pot à lait), 14,5 cm (hauteur de la théière), 11 cm (hauteur du sucrier), 6,1 cm (hauteur des tasses), 12,7 cm (diamètre des sous-tasses).

 

Grand plat, Moustiers, faïence, vers 1750.

 

 

Ce grand plat oblong à bord mouvementé est peint de fleurons et de fleurs de solanées, bleus. Pièce moulée, il présente sur le bord une frise en léger relief. Usures d’usage sur la bordure. Dimensions : 32,8 x 26,7 cm.

 

Verre à jambe, France, époque Louis XV.

 

 

Ce verre est composé d’une coupe, d’une boule, d’une jambe creuse à facettes et d’un pied. Il est blanc.Le pied est conique et ourlé vers l’intérieur. Parfait état. Hauteur : 14,6 cm.

 

Verseuse et bouillon, manufacture du comte d’Artois, porcelaine, Limoges, vers 1780.

 

   

 

Cet ensemble est constitué de deux pièces : une petite verseuse (ou cafetière égoïste), tripode, et un bouillon à deux anses ; ils sont peints de bouquets floraux, rehaussés d’une belle dorure, et avaient à l’origine un couvercle, aujourd’hui manquant. Ils portent entre les pieds ou sous la base la marque cd en creux (cursives), celle de la manufacture de Limoges (1771-1784), bien d'apanage d’un frère cadet de Louis XVI, Charles-Philippe d'Artois, futur Charles X. Parfait état.  Hauteurs : 11,7 cm (verseuse) et 6,4 cm (bouillon).

 

Robert Guinard, Marine, huile sur bois.

 

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Cet ancien élève de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris (Paris 1896- Paris 1989) reçut sa formation dans les ateliers de Fernand Cormon et de Jean-Paul Laurens et obtint en 1926 une médaille d’argent au Salon des Artistes Français, puis la médaille d’or en 1933. En 1932 il reçut le Grand Prix de la Ville de Paris, et put ainsi partir au Maroc pendant deux ans ; à son retour il exposa au Palais Galliéra (1934). A partir de 1935, il se retira définitivement en Normandie et exposa à Granville et au musée des Beaux-Arts de Caen (1968- 1980). La dernière présentation de son œuvre eut lieu à Neuilly-sur-Seine de 1983 à 1985. Il fut influencé par les maîtres hollandais des XVIIème et XVIIIème siècles, tant par les thèmes abordés (marines, scènes d’intérieur, natures mortes, portraits), que par la technique picturale (touche précise et minutieuse). Le musée d’art et d’histoire des Côtes d’Armor (Saint-Brieuc) possède de cet artiste une huile sur toile, paysage intitulé « Bréhat, Loch-Kuz » (référence d’inventaire INV 170).  Ses œuvres sont aussi exposées dans les musées de Granville et Copenhague. Très bon état général. Signé en bas à gauche Guinard. Dimensions : 22 x 35,5 cm. Bibliographie : E. Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, Paris, rééd. 1999.

 

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