L’abbaye Notre-Dame des Châtelliers, ordre de Cîteaux

 

  Communes de Chantecorps et Fomperron, Canton de Ménigoute

Département des Deux-Sèvres

 

 

L’abbaye Notre-Dame des Châtelliers fut fondée en 1119 par Giraud de Salles, disciple de Robert d’Arbrissel (fondateur de Fontevrault). Affiliée à Clairvaux en 1163, elle fut jusqu’en 1790 une des six abbayes cisterciennes du Poitou (Le Pin, Bonnevaux, L’Etoile, La Merci-Dieu et Valence).

 

  

L’accès aux Châtelliers en 1889, cliché Jules Robuchon, coll. Ph. Michaud

 

Ce monastère, comme tant d’autres, connut au cours de son histoire une alternance régulière entre des périodes fastes, d’embellissement ou de reconstruction, entrecoupées de ravages, liés à la Guerre de Cent Ans puis aux Guerres des religions. Depuis la fin du XVIIIème siècle et sa vente comme bien national suite à la sécularisation des biens du clergé, les bâtiments principaux, propriété de plusieurs particuliers successifs, ont progressivement disparu. Les matériaux ont servi pour construire les fermes des environs, ou empierrer les routes... Les moines des Châtelliers possédaient dans la région d’importants domaines forestiers, des exploitations agricoles et divers prieurés. Aujourd’hui seul celui de Bougon (Musée des Tumulus) présente encore une belle chapelle cistercienne médiévale.

 

A la fin des années 1880 divers archéologues, historiens et historiens de l’art vinrent sur place étudier les Châtelliers. Les plus célèbres furent Mgr Xavier Barbier de Montault et Emile Espérandieu. Hôtes du comte Alphonse Garran de Balzan, ils pratiquèrent des fouilles, décrivirent les bâtiments ainsi que les collections de mobilier ou d’œuvres d’art. Plusieurs albums photographiques furent réalisés et diverses publications d’excellente qualité couronnèrent ces recherches.

 

De 1903 à 1908 ce sursaut pour sortir de l’oubli prit fin. Plusieurs ventes aux enchères dispersèrent les collections puis, une fois les bâtiments vidés, furent démolis les ruines de l’abbatiale, une galerie du cloître et les pavillons délimitant la terrasse de l’aile Ouest.

 

Les années 1928-1933 (ailes Ouest et Sud des bâtiments conventuels et dernière galerie du cloître), puis 1975 (pigeonnier), puis 1989 (hôtellerie des pèlerins) furent fatales. En 1959 puis 1964 un moine bénédictin de Ligugé, Dom Jean Coquet, vint fouiller l’emplacement de l’abbatiale, confirmant les recherches du siècle précédent mais émettant aussi l’hypothèse très contestable d’une fondation mérovingienne.

 

Aujourd’hui, sur la commune de Chantecorps, les bâtiments dits « des Convers » (auberge du XVIIème et chapelle du XIIIème siècle) semblent condamnés, malgré la protection officiellement garantie par l’inscription du Grand Etang et de ses abords Sud en 1946. Sur la commune de Fomperron, seule une belle servitude sur deux niveaux, qui fut vraisemblablement l’infirmerie des moines (aile Est des bâtiments conventuels), reste bien protégée ; elle date en partie du XVème siècle et fut remaniée au début du XVIIIème. Elle présente encore une magnifique charpente.

 

Ce site Internet a pour objectif de faire le point sur l’architecture, les recherches historiques et, par la mise en ligne de documents iconographiques, de ressusciter la mémoire de ce lieu qui fut remarquable.

 

En péril, les vestiges actuels restent intéressants même s’ils sont un pâle reflet de ce que fut jadis ce vaste établissement monastique. Ils sont actuellement divisés en trois propriétés privées. Leur accès étant strictement interdit au public, nous vous invitons à cette visite virtuelle, dans l’espace et le temps …

 

Plan

Abbatiale

Cloître

 

 

 

Convers

Bâtiments conventuels

Vitraux

 

 

 

Liste des abbés

Giraud de Salles

Marie d’Anjou

 

 

 

Le Grand Etang

Ménigoute

Bibliographie

 

 

 

Cdt Espérandieu

Mgr Barbier de Montault

Dom Coquet

 

 

 

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Dernière mise à jour le : 9 mars 2014